Cléo Ballatore


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Inside, au Palais de Tokyo

?????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????Inside propose au spectateur d’emprunter un parcours initiatique qui le conduira au plus profond de lui-même à travers les univers intimes d’une trentaine d’artistes. Le point de départ est un cocon géant élaboré avec du scotch que l’on peut explorer en rampant avant d’emprunter une forêt en carton aux arêtes coupantes et traverser un miroir magique. Le spectateur va explorer des mondes souterrains de plus en plus intimes, dérangeants et angoissants. Des cabanes construites comme des labyrinthes, des ateliers d’artistes fragiles, des maisons qui brûlent de l’intérieur, une salle blanche où les sculptures représentent des arbres dessinés par des malades mentaux, un grand escalier décoré des névroses et des angoisses de Dran, un artiste du street art, une machine à lapider, des morts que l’on accompagne…

On ressent parfois un profond malaise voire une impression d’étouffement mais cette exposition reste une expérience originale et marquante. A voir.

Date: 20/10/2014 – 11/01/2015

Artistes : Jean-Michel ALBEROLA, Dove ALLOUCHE, Yuri ANCARANI, Sookoon ANG, Christophe BERDAGUER & Marie PEJUS, Christian BOLTANSKI, Peter BUGGENHOUT, Marc COUTURIER, Nathalie DJURBERG & Hans BERG, dran, Marcius GALAN, Ryan GANDER, Ion GRIGORESCU, HU Xiaoyuan, Eva JOSPIN, Jesper JUST, Mikhail KARIKIS & Uriel ORLOW, Mark MANDERS, Bruce NAUMAN, Mike NELSON, NUMEN/FOR USE, Abraham POINCHEVAL Araya RASDJARMREARNSOOK, Reynold REYNOLDS & Patrick JOLLEY, Ataru SATO, Stéphane THIDET, TUNGA, Andra URSUTA, Andro WEKUA, Valia FETISOV, Artur ZMIJEWSKI

© Numen/For Use, Tape Tokyo. (2013) Photo : Junpei Kato courtesy Spiral/Wacoal Art Center

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La vieille église

flammeDehors, le soleil est écrasant. Une vieille église aux briques sombres, ombragée par un arbre centenaire apparaît comme un mirage de fraîcheur dans cette ville aux rues poussiéreuses. Myra pousse la lourde porte. Ses yeux aveuglés par les trottoirs brûlants s’adaptent lentement à la douce pénombre. Une femme âgée avance devant elle à petits pas dans l’allée centrale puis s’agenouille sur un banc. Elle doit prier pour quelqu’un. Myra aimerait tant être croyante. Bien que la solennité du lieu la trouble, il n’éveille aucune vibration en elle. Son regard se promène sur le mobilier modeste et l’autel simple. Des massifs d’ombres dissimulent les tableaux et les sculptures. La seule source de lumière vient d’un plateau où brûlent des cierges.

Leurs flammes singulières comme un cœur qui bat réchauffent l’atmosphère. La cire a des éclats dorés. Des stalactites décorent les colonnes d’albâtre. La lumière vacille par moment comme la foi des âmes égarées.

Myra s’approche. Elle allume un cierge. La flamme tremble et s’incline. Pendant quelques secondes, Myra pense qu’elle va se noyer. Puis, la lueur frémit et reprend des forces. Elle brille maintenant d’une beauté singulière. Tout n’est peut-être pas perdu.

 

Photo Romaric Cazaux  Atelier http://bricabook.fr/


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« Hunger Games – La Révolte (1) » : Cinq étoiles

434577Nous retrouvons Katniss, désormais réfugiée au District Treize, après son évacuation spectaculaire des 75ième hunger games. Traumatisée par les jeux, déstabilisée par la destruction du District Douze et éprouvée par l’absence de Peeta, prisonnier du Capitole, Katniss va mal. Les objectifs des leaders de la rébellion sont d’en faire leur porte-drapeau, mais on ne manœuvre pas aussi aisément le geai moqueur.

MON AVIS

Ce troisième volet est très sombre. Le Président Snow au Capitole et les leaders du District Treize, qui coordonnent la rébellion, s’affrontent à travers la violence, la manipulation par l’image et les coups tordus. Les anciens vainqueurs des jeux comme Katnis, Peeta ou Finnick ne sont que des pions sur ce vaste échiquier que des stratèges déshumanisés manipulent. Les éléments-clés se mettent en place pour la grande finale. Les décors sont très réussis, en particulier ceux du District Treize aussi froids et efficaces que leur leader, la Présidente Coin (Julianne Moore, parfaite). Les acteurs sont tous excellents. Ma préférence va bien sûr à Jennifer Lawrence, l’inoubliable Katniss Everdeen.

   


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Nous deux

15487208087_dea3f58e90_oNous sommes assis dans cette brasserie des années 30. Je suis adossée à la banquette comme d’habitude. Toi, tu es assis sur la chaise. Nous regardons la carte du restaurant.

Nous avons maintenant les cheveux blancs. Enfin, les miens sont blancs. Les tiens sont gris. Du moins, ce qu’il en reste. Nous arborons aussi une grosse paire de lunettes en écaille.

Nos enfants et nos petits enfants ne soupçonnent pas qu’un jour nous avons été jeunes et aussi légers que des bulles de champagne. En ces temps-là, tu ne te serais jamais assis aussi loin de moi. Nos corps seraient collés l’un à l’autre. Nos mains se chercheraient. Tes yeux ne seraient jamais rassasiés des miens. Même affamés, ils ne se fixeraient pas aussi longtemps la carte d’un restaurant. Et moi, je t’écouterais religieusement. Je boirais tes paroles.

En ces temps-là, je te trouvais drôle. Depuis, tes petites histoires enlevées sont devenues assommantes. Elles ne me font plus rire. Je les ai trop entendues. Quand tout à l’heure, tu me raconteras pour la centième fois au moins comment tu as négocié ce gros contrat de machines à café à Varsovie – euh non, c’était des machines à biscuit en fait et plutôt à Budapest, enfin je crois – tout en hochant la tête de temps à temps, je me remémorerai la carte des desserts. Éclair au chocolat ou tarte tatin ?

Ecrit pour Bricabook – atelier d’écriture – photo Romaric Cazaux


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«Interstellar» : Incontournable

IntersNotre vieille planète Terre est en train de mourir. Desséchée, la terre donne de moins en moins de fruits. L’oxygène se raréfie. Cooper, un ancien pilote de la Nasa reconverti en fermier au Texas, et sa fille, Murph, vont par hasard découvrir un centre spatial secret qui prépare une mission en vue de découvrir une autre galaxie susceptible d’accueillir les Terriens. Cette mission est rendue possible par des avancées récentes de l’astronomie. Les troues noirs et la modification du temps feront partie de cette ambitieuse odyssée. Cette mission va-t-elle réussir ? Cooper reviendra-t-il ? Les Terriens seront-ils sauvés ?

MON AVIS

Christopher Nolan nous invite à un somptueux voyage dans l’espace. Les images, l’émotion, le rythme, le suspens, les personnages attachants, tout ce qui fait la force du cinéma de  Nolan sont au rendez-vous avec en prime un casting cinq étoiles (Matthew Mc Conaughey, Anne Hathaway, Jessica Chastain.) Toutefois, on reste loin du chef d’oeuvre de Kubrick. Que manque-t-il à Interstellar ? Un scénario plus original comme celui d’Inception par exemple. Plus d’émotions et de sensations et moins de discours scientifiques incompréhensibles comme chez Kubrick ou dans Gravity. Plus d’imagination peut-être. Un bon film pour adultes.

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Cette main

mainCette main si brune, tannée par trop de soleils. Cette main si rugueuse, usée par trop de lessives et trop de vaisselles.

Cette main si forte qui a porté tant de fardeaux. Cette main si douce qui a prodigué tant de soins et de tendresses.

Pourtant, elle a été jeune cette main et délicate comme la tienne. C’était une main aussi légère que celles des anges, pâle sous le soleil. C’était une main qui rêvait et qui frémissait sous les caresses de son amoureux.

atelier bricabook – photo Drawoua


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Quelles sont les nouvelles depuis la rentrée de septembre ?

A poster promoting Ireland tourismDu côté des AT, j’ai été active. J’ai envoyé une nouvelle et j’en finalise une deuxième qui partira dans les prochains jours. D’ici la fin de l’année, je compte participer à au moins un autre AT. Toujours dans le genre fantasy/fantastique.

J’ai repris un atelier d’écriture par email. C’est un atelier exigeant, très littéraire mais formateur. J’ai l’impression de progresser et d’apprivoiser les subtilités de l’écriture.

Pour l’instant, mes projets d’écriture “longs” sont en sommeil. Ils ne sont pas encore suffisamment clairs dans ma tête et maîtrisés au niveau du synopsis. Pour mémoire, j’en ai 2.

  • Le projet 1 est un polar qui se déroulerait dans le milieu de l’art moderne. J’ai lancé quelques pistes avec mes chroniques berlinoises. Mais l’histoire et les rebondissements ne sont pas assez fournis.
  • Le projet 2 est un vaste Space Opera dont les contours sont encore flous. A travers les AT, j’essaie de développer des facettes de cet univers.

Un projet 3 a germé dans ma tête depuis la rentrée. Les aventures d’un détective privé spécialisé dans les affaires surnaturelles au 19 siècle en Europe. J’envisage d’en faire un feuilleton.

Du côté des publications, la rentrée a été bienveillante pour moi.

Nouveau Monde a retenu “Les Sombres” pour son numéro 8, d’avril 2015 consacré à l’héroïsme.

Henose (ex Absinthe) a publié “Les sirènes du Delta” dans le numéro 6 du trimestriel Enchantement, dont le thème était la métamorphose. Cette revue est dédiée à la romance dans l’imaginaire. Je vous livre le début de cette nouvelle :

An illustration of a woman and animals made up of a collection of colorful fragments“Dans ses rêves, Constance était sur un bateau qui quittait l’enceinte du port pour s’élancer vers les eaux profondes de l’océan. Légère comme l’écume des vagues, elle se fondait dans le bleu lumineux et, pendant quelques secondes, elle devenait un élément de ce monde libre et pur. Puis, une femme surgissait de nulle part. Elle avait la grâce d’une sirène avec ses longs cheveux dorés frémissants au vent et ses yeux pairs remplis de mystère. Elle pointait son index sur Constance et éclatait d’un rire moqueur et cruel. Alors, Constance se réveillait en sursaut, en sueur. Aucune échappatoire n’était possible. “

http://fr.calameo.com/read/002129395080cab58fa10

Que du bonheur !