Du bout des doigts, Sarah Waters

Un roman victorien
Résumé
Londres, 1862. À la veille de ses dix-huit ans, Sue Trinder, l’orpheline de Lant Street, le quartier des voleurs et des receleurs, se voit proposer par un élégant, surnommé Gentleman, d’escroquer une riche héritière. Orpheline elle aussi, cette dernière est élevée dans un lugubre manoir par son oncle, collectionneur de livres d’un genre tout particulier.
Héritière moderne de Dickens, mais aussi de Sapho et des Libertins, Sarah Waters nous offre une vision clandestine de l’Angleterre victorienne, un envers du décor où les héroïnes, de mariages secrets en amours interdites, ne se conduisent jamais comme on l’attendrait. Un roman décadent et virtuose.
Mon avis
Ce roman néo victorien paru en 2002 est un incroyable coup de coeur. Nous découvrons le jeune Sue Trinder naïve et innocente malgré sa vie dans les bas-fonds de Londres dans le quartier des voleurs. Une proposition audacieuse d’un escroc nommé le Gentleman avec la bénédiction de sa mère d’adoption, et voilà Sue partie pour se faire embaucher comme femme de chambre auprès d’une demoiselle qui vit avec son oncle dans un manoir à la campagne digne d’un conte gothique.
Sarah waters fait revivre avec un talent incroyable cette époque, aussi bien la sordide maison de Sue que le somptueux manoir à la campagne. Nous découvrons la vie cachée de l’Angleterre victorienne, ses voleurs, ses escrocs, mais aussi le monde des libertins et des livres sulfureux.
J’ai adoré cette plongée troublante dans cette Angleterre décadente. Les rebondissements qu’offrent l’intrigue sont stupéfiants. Une fois que le lecteur est bien embarqué et pense avoir tout compris, l’autrice nous sort de son chapeau un lapin qui laisse le lecteur pantelant. Il y a certes quelques longueurs, mais les personnages haut en couleur frappent les esprits.
J’ai une tendresse particulière pour Sue que rien ni personne ne peut pervertir. C’est un phare lumineux tout a long de ce livre qui explore les recoins sombres de l’âme humaine.

Editions1018

3 réflexions sur “Du bout des doigts, Sarah Waters

Votre commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s