Cléo Ballatore


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«Max Max : fury road» : un sacré rythme

Georges Miller nous ramène dans l’outback australien pour ce nouveau volet de Mad Max. Livré à des bandes armées qui se battent pour l’eau et la nourriture, le désert est un monde violent où le héros attend bien survivre seul. Mais il va se trouver embarquer dans une aventure collective.

MON AVIS

Le film est une totale réussite sur le plan des poursuites de voitures, des cascades, du rythme hallucinant de certaines séquences, de l’esthétique des décors et des costumes. C’est déjà beaucoup. Et ce retour de Georges Miller derrière la caméra est un succès. De plus, les décors réels et les cascades filmées au millimètre avec une grande virtuosité apportent quelque chose dans le monde numérisé des Avengers.

Que peut-on regretter ? un scénario qui n’est qu’un prétexte aux scènes de poursuites, un méchant terriblement stéréotypé, des nymphettes un peu cruches qui gambadent en maillots de bain dans le désert brûlant et un manque d’alchimie entre les deux stars. Charlize Theron domine ce casting cinq étoiles avec son énergie, sa force et sa vulnérabilité. Tom Hardy reprend avec talent le costume porté jadis par Mel Gibson mais manque un peu de charisme.

♥♥♥♥+ / ♥♥♥♥♥


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Grisaille

15961334320_6511b3e0a2_zC’est une triste journée d’hiver. Un ciel plombé recouvre la ville. Une bise glaciale s’engouffre dans les rues et balaye les halls de la gare. Une odeur de goudron et de poussière irrite les poumons. Le grincement strident des freins des locomotives déchire les tympans comme ces voix aigües qui s’échappent des haut-parleurs.

Sur le quai vide, je grelotte. C’est le 31 décembre. Il est midi et je suis seul. En face de moi de l’autre côté des rails, une foule bruyante attend son train. Un air de fête flotte au-dessus des bonnets de laine et des gros anoraks. Les gens parlent fort, gesticulent, s’interpellent à tue-tête et éclatent de rire. Ils célèbrent déjà la nouvelle année.

Moi, je suis seul. Elle n’est pas venue. J’ai attendu longtemps au bout du quai guettant son visage pâle dans le flot des voyageurs. Puis, j’ai remonté le courant jouant des coudes sans me soucier des regards irrités. Parfois, je croyais voir sa longue tresse brune soyeuse ou son écharpe bariolée. Puis, la foule s’est dispersée. Le quai s’est vidé. Le train est reparti.

Une amie m’a dit que la façon dont on passe la nouvelle année déterminera la manière dont l’année entière se déroulera.

Tristesse

Atelier Bricabook Photo Julien Ribot


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BONNE ANNÉE

bloggif_54a110bcc8ebcChers amis,

Ce blog n’a pas encore un an mais je me sens comme chez moi dans la blogosphère grâce à ces relations nouées avec les uns et les autres autour d’un texte, d’une critique de film, d’une vidéo ou d’une photo. J’espère que 2015 sera aussi riche et que de nouvelles belles rencontres m’attendent.

Je vous souhaite à tous plein de choses pour cette nouvelle année.

Au plaisir de vous lire

Cléo


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Le dieu

teteJ’ai complété ce matin ma collection de dieux. J’ai chez moi posé ça et là des fragments et des morceaux de ces êtres suprêmes à la sensualité divine. Les regarder me procure chaque fois du bonheur.

Aujourd’hui, je contemple ce dieu au visage à la fois tendu et serein dont les muscles allient la grâce à la vigueur.

Qui est-il ? Un athlète qui reprend son souffle ? Un penseur ? Un guerrier qui s’apprête à accomplir son destin ? Je ne trouve pas les mots justes pour exprimer ce que je ressens. Mais la beauté qui se révèle est pour moi celle de l’âme. Son attitude et son geste sont comme suspendus. Il est sur le point de glisser vers un autre mouvement, une autre pensée, imperceptiblement.

A-t-il aimé un jour ? Son sang a-t-il circulé plus vite pour une douce inconnue ?  Quelqu’un a-t-il caressé cette main maintenant d’une blancheur de marbre ?

J’aimerais tant qu’il murmure à mon oreille ses secrets.

Bricabook Photo Romaric Cazaux


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Inside, au Palais de Tokyo

?????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????Inside propose au spectateur d’emprunter un parcours initiatique qui le conduira au plus profond de lui-même à travers les univers intimes d’une trentaine d’artistes. Le point de départ est un cocon géant élaboré avec du scotch que l’on peut explorer en rampant avant d’emprunter une forêt en carton aux arêtes coupantes et traverser un miroir magique. Le spectateur va explorer des mondes souterrains de plus en plus intimes, dérangeants et angoissants. Des cabanes construites comme des labyrinthes, des ateliers d’artistes fragiles, des maisons qui brûlent de l’intérieur, une salle blanche où les sculptures représentent des arbres dessinés par des malades mentaux, un grand escalier décoré des névroses et des angoisses de Dran, un artiste du street art, une machine à lapider, des morts que l’on accompagne…

On ressent parfois un profond malaise voire une impression d’étouffement mais cette exposition reste une expérience originale et marquante. A voir.

Date: 20/10/2014 – 11/01/2015

Artistes : Jean-Michel ALBEROLA, Dove ALLOUCHE, Yuri ANCARANI, Sookoon ANG, Christophe BERDAGUER & Marie PEJUS, Christian BOLTANSKI, Peter BUGGENHOUT, Marc COUTURIER, Nathalie DJURBERG & Hans BERG, dran, Marcius GALAN, Ryan GANDER, Ion GRIGORESCU, HU Xiaoyuan, Eva JOSPIN, Jesper JUST, Mikhail KARIKIS & Uriel ORLOW, Mark MANDERS, Bruce NAUMAN, Mike NELSON, NUMEN/FOR USE, Abraham POINCHEVAL Araya RASDJARMREARNSOOK, Reynold REYNOLDS & Patrick JOLLEY, Ataru SATO, Stéphane THIDET, TUNGA, Andra URSUTA, Andro WEKUA, Valia FETISOV, Artur ZMIJEWSKI

© Numen/For Use, Tape Tokyo. (2013) Photo : Junpei Kato courtesy Spiral/Wacoal Art Center