Cléo Ballatore


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«New York Melody» : Une comédie sympathique

new-york-melody-keira-knithley-mark-ruffalo-afficheUn couple de jeunes musiciens anglais s’installe à New York. Le succès sourit au jeune homme. Entre les mains d’un label très efficace, il est sur le point d’atteindre le statut tant convoité de pop star. Sa petite amie reste fidèle à son style folk un peu daté. Un soir, dans un bar, un producteur indépendant has been tombe sous le charme de sa musique.

MON AVIS

Une comédie sympathique pas prise de tête pour un sou. Cette histoire charmante, un peu douce-amère, doit beaucoup à son excellente bande-son et à la qualité de ses interprètes en particulier la délicieuse Keira Knightley. En dehors d’un moment agréable, il ne faut pas attendre beaucoup de choses de cette comédie au rythme un peu mou. Le metteur en scène, John Carney, se permet juste d’égratigner (très légèrement) l’industrie de la musique.

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«BoyHood» : Très bien. Un film captivant. Loin des clichés hollywoodiens, ces parents et ces enfants nous ressemblent étrangement.

BoyhoodDans ce film américain expérimental, nous suivons un jeune garçon et sa famille pendant 12 ans en temps réel. Nous le verrons passer de l’enfance à l’adolescence, puis atteindre l’âge adulte. Collés à lui, nous vivrons les douleurs de l’enfance, la séparation des parents, les déménagements vécus comme un profond déracinement, les mauvais choix des adultes. Puis, à l’adolescence, les difficultés pour trouver sa voie et se construire en tant qu’ individu.

MON AVIS

Centré sur la vie quotidienne d’une famille monoparentale, le film de Richard Linklater est captivant. Loin des clichés de Hollywood, ces parents et ces enfants nous ressemblent étrangement. Nombreux sont ceux qui se reconnaîtront dans tels traits de caractère ou revivront des moments personnels dans une scène. Ce film parle finalement de la difficulté de grandir et plus tard de réussir à avancer dans la vie malgré blessures et déceptions. La mère de Masson assume courageusement l’éducation et la vie matérielle de la famille. Cette battante n’a qu’un seul défaut, elle choisit mal ses maris. Les enfants comme souvent paient une partie des pots cassés. La père de Masson est charmant, drôle et léger. Il n’a pas encore complètement renoncé à ses rêves. Il laissera égoïstement son ex-femme endosser le rôle d’adulte responsable. Les parents, Patricia Arquette et Ethan Hawke, sont excellents. Leurs interprétations tout en finesse sonnent très juste. Les enfants sont parfaits. ****/*****


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«Under the Skin» : *** Quelque chose d’envoûtant, une Scarlett Johansson très charismatique mais une histoire confuse

Under-the-Skin-affiche-300x408Une extra-terrestre a été envoyée sur Terre, en Ecosse plus particulièrement, dans un but mystérieux.Sa mission consiste à draguer des hommes seuls à bord de son fourgon et de les entraîner vers des maisons isolées. A un moment, quelque chose semble se dérégler en elle. Fascinée par son image et le désir qu’elle provoque chez les hommes, elle va quitter son groupe à la recherche peut-être de sa part d’humanité.

MON AVIS

Pas mal. Ce film froid de Jonathan Glazer a indéniablement quelque chose. Les images sont poétiques et esthétiques. Certaines scènes avec Scarlett Johansson sont saisissantes. On est proche de l’expérience sensorielle. La bande son est envoûtante. Les sons tels que les perçoit Scarlett Johansson nous arrivent comme si on était dans une caisse de résonance ou parfois comme si on était branché sur une mauvaise fréquence. Ceci donne un sentiment d’étrangeté tout au long du film. Le fait de tourner en partie avec une caméra cachée et des acteurs non professionnels accentue encore ce côté décalé et expérimental. La faiblesse vient du scénario. Un minimum d’explications est diffusé au spectateur. Du coup, la deuxième partie du film devient confuse avec des longueurs et certaines scènes qui manquent d’originalité. Du côté des acteurs,  Scarlett Johansson est très belle et très charismatique. C’est sur sa forte présence à l’écran que repose le film.


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«Transcendance» : **** Une bonne histoire de SF bien filmée avec le charismatique Johnny Depp, parfait comme à son habitude.

transcendanceWill Caster est un génie qui mène ses recherches, épaulé par sa femme, Evelyn, dans son laboratoire privé. Nous sommes à l’aube d’une révolution où des ordinateurs sont sur le point d’être dotés d’une âme humaine implantée au cœur de leur disque dur. Plusieurs laboratoires explorent cette piste. Les bienfaits que pourraient générer ces systèmes font rêver ceux qui, comme Will et Evelyn, espèrent un monde nouveau. Mais des groupuscules radicalisés, qui perçoivent la face cachée de ces futurs monstres, ont décidé d’éradiquer cette menace. Will Caster va être victime d’un attentat. Sa femme pour sauver ce qui peut encore l’être ou tout simplement le garder d’une certaine façon auprès d’elle va transplanter son cerveau dans l’ordinateur central. Mais est-ce bien le Will d’autrefois qui a survécu ?

MON AVIS

Très bien. Ce film a été injustement descendu par la presse. L’histoire est solide même s’il y a par moment un petit côté déjà vu mais c’est difficile d’être totalement innovant en SF aujourd’hui. Les images sont très belles mais l’humain l’emporte sur les effets spéciaux ce qui est très rafraîchissant de nos jours. L’histoire d’amour entre les deux héros fait vibrer. Les acteurs sont tous excellents. Johnny Depp allie comme à son habitude talent et charisme. Cet ordinateur grâce à lui est diablement séduisant. Rebecca Hall dans le rôle d’Evelyn est à la fois forte et fragile. Elle suscite l’empathie. Les seconds rôles sont solides : Paul Bettany, Morgan Freeman et Kate Mara.


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« The Rover » : RPattz brille dans cet univers étrange visuellement fascinant mais au scénario un peu limité

imagesDix ans après l’effondrement de notre monde occidental, la loi de la jungle règne. Maisons déglinguées, magasins transformés en bazars à moitié vide, trafics en tout genre, population surarmée, violence à chaque carrefour, pauvreté, routes à l’abandon… tel est le paysage désolé qu’offre l’outback australien. Ce vaste désert est devenu un repère de bandits en cavale. C’est là qu’un homme solitaire et dépouillé de tous sentiments humains va se faire voler sa voiture, un bien auquel il est très attaché. Pour la retrouver, il va se servir du frère d’un des voleurs, Rey, un gars un peu simplet, laissé pour mort par sa famille lors d’une fusillade. Ce duo improbable va sillonner l’outback à la recherche de cette fameuse voiture.

MON AVIS

Ce film a incontestablement quelque chose. Les images du désert sont somptueuses et le décor de ce nouveau monde très glauque est particulièrement réussi. Cet univers étrange est visuellement fascinant et la musique qui l’accompagne envoûtante par moment. Cela m’a rappelé des scènes du film de Ridley Scott, Blade Runner. La mise en scène de David Michôd est parfaitement maîtrisée. Les acteurs sont excellents. Guy Pearce avec un jeu tout en retenu offre un portrait saisissant et nuancé de cet homme presque arrivé au bout de lui-même. Robert Pattinson est la grande surprise du film dans le rôle du frère mentalement attardé. Dépouillé de toute attraction sexuelle, mal habillé avec une coupe au bol et des dents cariées, il est à la fois très crédible et très touchant. Il insuffle par sa présence gauche et maladroite de l’énergie au film. Car c’est un peu le point faible de « the Rover », le scénario en dehors du décor est limité, les rebondissements un peu convenus et pas toujours crédibles. Certaines scènes sont proches d’un film de Sergio Leone mais sans ce crescendo final marqué par un déchaînement d’action et de violence.

***+/*****


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« Maleficient» : A voir pour Angelina Jolie et les superbes effets spéciaux

la-premiere-affiche-de-malefiqueDisney nous invite à revisiter le conte de la Belle au bois dormant en faisant plus ample connaissance avec sa marraine maléfique. Nous nous rendons d’abord dans le monde des fées et de l’enfance qu’une jeune Maleficient innocente parcourt avec ses grandes ailes. La découverte de la cruauté du monde des adultes la blessera profondément et la transformera en une sorcière malfaisante. Après avoir jeté un sort cruel à la petite princesse Aurora, elle s’attachera à ses pas pour être sûre que rien ne vienne entraver son destin funeste. Mais on ne côtoie pas les verts pâturages de l’enfance sans y laisser quelques plumes.

MON AVIS

Excellent. On conseillera de voir ce film pour les effets spéciaux et Angelina Jolie. Robert Stromberg, le metteur en scène un spécialiste des effets spéciaux, parvient à faire cohabiter avec bonheur le monde merveilleux des fées et des petites créatures et les décors gothiques les plus sombres. C’est un régal de chaque instant. Angelina Jolie est quant à elle au sommet de son statut de star. Avec son talent, sa beauté et son charisme, elle écrase le reste de la distribution. Elle Fanning est très mièvre dans le rôle de la princesse Aurora. Elle est un peu meilleure lors des scènes dramatiques. Certes, le scénario ne recèle pas beaucoup de surprises mais la présence d’Angelina avec ses cornes, sa cape et son corbeau est réellement envoûtante.

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« Deux jours, une nuit» : A éviter sauf si vous souhaitez rester immergé dans la pénible vie quotidienne des salariés d’aujourd’hui

Sandra, utéléchargementne jeune femme qui sort à peine d’une dépression, apprend que son poste à l’usine va être supprimé. Ses collègues ont dû voter. Ils avaient le choix entre le versement d’une prime annuelle de 1.000€ ou la suppression de son poste. 12 personnes sur 14 ont préféré la prime. Mais, entaché d’irrégularité, ce scrutin est annulé au profit d’un deuxième qui se tiendra le lundi matin. Sandra a donc deux jours pour convaincre ses collègues de l’aider à conserver son poste. Ella va aller les démarcher un à un.

MON AVIS

A éviter sauf si vous souhaitez rester immergé dans la pénible vie quotidienne des salariés d’aujourd’hui. Dans ce cas, ce film sans une once d’humour ni un gramme de paillettes est pour vous. Vous suivrez la viré en autobus de cette malheureuse jeune femme de pavillons en briques en HLM sans ascenseur. Toutes les facettes ou presque de la société civile sont représentés : la divorcée récente, l’immigré de fraîche date, les quinquagénaires asphyxiés par les études à la faculté des enfants,…Tous le monde a des problèmes de fin de mois et personne n’a envie de rire ou de s’amuser. On soulignera l’excellente performance de Marion Cotillard. Son jeu tout en finesse sonne toujours très juste. Elle illumine ce film gris et sans grand relief des frères Dardenne.

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