Cléo Ballatore


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« Maps to the stars » : Un bon Cronenberg mais pas un chef d’oeuvre

Maps-to-the-starsBienvenue à Hollywood. Havana, une actrice sur le retour à la quarantaine bien sonnée, fait des pieds et des mains pour décrocher un rôle afin de relancer sa carrière. Benjie, un enfant-star de 13 ans, doit convaincre les producteurs de la série TV dont il est la “franchise” qu’il a arrêté la drogue. Ses parents, accros à l’argent et à la célébrité, sont prêts à faire beaucoup de sacrifices pour ne pas tuer leur poule aux oeufs d’or. Ce petit monde ne dort pas cependant sur ses deux oreilles car régulièrement des fantômes surgis du passé viennent les hanter. C’est alors qu’Agatha, la soeur de Benjie, une psychopathe que leurs parents ont réussi jusque là à tenir à distance, va réapparaître dans leur vie.

MON AVIS

Un bon Cronenberg. Le scénario est solide et l’intrigue bien conduite. La mise en scène est efficace sans longueur ni temps mort. Certaines scènes sont saisissantes avec de très beaux cadrages. Les acteurs sont excellents. On donnera une prime particulière à Julianne Moore, parfaite dans le rôle de cette star has been et égocentrée tour à tour féroce et charmeuse. Mia Wasikowska est flippante. La douceur de sa voix et de son sourire est contrebalancée par son regard inquiétant. Evan Bird (Benjie) est touchant. On a le coeur serré pour ce gamin exploité sans vergogne par ces adultes, qui porte un regard lucide et désenchanté sur son entourage. John Cusack est très antipathique en cynique gourou de stars angoissées. Robert Pattinson est beau mais un peu insipide dans ce rôle de chauffeur de limousine charmant et un peu naïf qui attend la gloire. Il manque néanmoins quelque chose pour faire de “Maps of the stars” un grand film. L’histoire à un moment dévie de sa trajectoire. D’un portrait au vitriol du petit monde de Hollywood, on bascule vers une tragédie grecque. Le film perd du coup un peu de sa force et certaines scènes deviennent un peu artificielles.

***+/*****