Cléo Ballatore


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Niki de Saint Phalle au Grand Palais

sans-titreD’elle on ne connaît parfois que ses Nanas, énormes sculptures en polyester, symboles de joie et de gaîté, ou ses sculptures géantes et ludiques dans les parcs et jardins. On a oublié le chemin douloureux qu’elle a dû emprunter pour atteindre cet équilibre. Féministe avant l’heure, elle puise son inspiration dans les grandes figures féminines qui s’offrent à son regard : la mariée, l’accoucheuse, la prostituée et la déesse.

L’injustice et la violence font aussi partie de sa vie. Elle réussira à les faire fusionner avec cette part féminine revendiquée pour créer un monde peuplé de femmes puissantes et libres couvertes de serpents, d’araignées, d’armes feu, de symboles phalliques mais aussi de fleurs, de fruits et d’enfants. A un moment, elle prendra les armes au sens propre du terme pour tirer sur des blocs de plâtres d’où gicle la couleur. Elle tuera ainsi le père, symbole de l’oppression masculine, et s’attaquera aux institutions comme l’église ou la politique.

C’est d’ailleurs le choix de l’exposition de mettre en valeur ce travail souvent méconnu de Niki de Saint Phalle avec cette affiche où la femme prend son destin en main et abandonne son statut de victime. Une belle rétrospective pour celle qui disait : « J’ai choisi d’être très tôt une héroïne ».

Exposition au Grand Palais du 17 septembre 2014 au 2 février 2015

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