La rose pourpre et le lys, un roman victorien


Résumé
Londres, 1875. Quelque part dans Church Lane, à l’écart du tumulte de ce quartier sordide, une jeune fille attend. Elle s’appelle Sugar, elle a dix-huit ans. C’est une prostituée d’un genre particulier : sa beauté, sa vivacité, son intelligence – elle sait lire, écrire et pratique l’art de la conversation – semblent la promettre à un destin différent. Elle est remarquée par un riche parfumeur, William Rackham, qui fait d’elle sa maîtresse.
Mon avis
Londres 1875. Sugar, une fille intelligente et ambitieuse, est prostituée par sa mère maquerelle. Elle n’a jamais eu le choix de son destin. Alors que William Black, fortuné mais sous la coupe de son père, est comme beaucoup d’ hommes de cette époque marié à une jeune femme effrayée par le sexe. Il vient chercher la jouissance dans les bas-fonds, rencontre Sugar, décide de l’installer dans ses meubles pour l’avoir tout à lui.
Michel Faber nous fait plonger dans le Londres des bas-fonds de 1875. Avec une écriture moderne, il redonne du souffle au roman victorien. Notre époque (le livre a été publié en 2005) plus libre que celle des Victoriens lui permet de nous faire revivre les odeurs, la saleté, la misère, et la beauté aussi qui se cachent dans ces existences écrasées par une société corsetée pour les uns et terriblement misérables pour les autres.
Les 1150 pages se dévorent. L’auteur s’adresse directement au lecteur dès les premières pages ce qui donne un style très dynamique. Il nous fait découvrir ce monde grouillant de vie, la fange et la boue de la capitale, ses beaux quartiers aussi.
Les personnages sont le produit de cette éducation victorienne qui semble conduire à la folie certains d’entre eux. On suit ainsi l’amour trouble qui lie Sugar à William Rackham, celui empreint d’innocence qui se noue entre Sugar et la fragile Agnès, l’épouse de son amant.
Je me suis attachée à Sugar, très moderne dans son approche de s’élever dans la société, d’essayer de se sortir du ruisseau. Agnès m’a beaucoup touchée. Cette jeune femme fragile et malade est le résultat d’une éducation désastreuse. Les hommes ne sont pas attirants trop lâches, trop veules, trop conformistes. Certains passages sont crus, mais ils ne m’ont pas choqués car ils font partie intégrante du livre.
Un bémol : la fin n’en est pas vraiment une. Ce qui explique des avis parfois mitigés sur le livre.

Editions de l’olivier

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