Orgueil et préjugés de Jane Austen

Mr et Mrs Bennett ont cinq filles à marier. À l’arrivée d’un nouveau et riche voisin, la famille espère que l’une d’entre elles pourra lui plaire…
Pour la Saint-Valentin, quoi de mieux qu’un bon vieux Jane Austen ? Je me suis donc replongée avec plaisir dans les aventures des demoiselles Bennett et de leur entourage.
Le roman n’a rien perdu de sa verve. Au-delà de l’intrigue sentimentale devenue une référence dans les romances, il y a une profondeur dans Jane Austen qui fait de ce livre un classique. Sous la vivacité des dialogues, des retournements de situation, de la très haute idée que Darcy se fait de lui-même, et de l’entêtement d’Élisabeth à le trouver haïssable, Jane Austen nous dresse le portait de la gentry anglaise. Sur fond de pelouses verdoyantes et de vieux manoirs, les femmes sont aux abois. Les jeunes filles doivent se marier. L’absence de dot est un terrible handicap dans une société où les filles sont dépouillées de leur héritage.
La richesse des personnages est étourdissante. Ils sont tous nuancés et caractérisés. Jane Austen en trois mots peut les ridiculiser. Et ils sont nombreux à faire les frais de sa plume moqueuse entre madame Bennet, monsieur Collins et Lady Catherine de Bourgh.
Le seul bémol que je mets à ce livre est que l’autrice semble adhérer à ce monde qui écrase les femmes. Autant Jane Eyre de Charlotte Brontë nous livre le portrait d’une héroïne qui combat les injustices, autant Jane Austen bien que critique semble se couler dans le moule.

Le livre de poche

Votre commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s